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J'aime la confrontation !



Confrontation n’est pas conflit

Au fil du temps de ma pratique de thérapeute, comme dans ma vie privée, je me suis rendu compte que j'aime la confrontation. Attention je n'aime pas le conflit ! Le conflit est différent. Mais j'aime le débat d'idées sans fard.

J'aime affronter mes failles et mes faiblesses pour me placer face aux regards des autres.

J’aime comparer la vision idéale que j’ai de moi, avec la réalité de celui que je suis en ce moment.


Se confronter à ses problématiques, à ses réflexions, c’est entamer un débat en son for intérieur pour ouvrir la polémique entre soi et soi.

Se confronter à ses désirs nous oblige à avoir un regard lucide sur nos forces et faiblesses en présence.

L’hypnose va créer un état propice à cette confrontation.

La transat hypnotique permet de poser un regard juste, un regard froid, clinique et analytique sur une situation.

Cette confrontation va induire le recadrage.


Plus je me confronte à moi-même, à ma pratique, à l'opinion des autres, et plus j'évolue, plus je grandi.


La confrontation empêche le repli sur soi, le repli sur sa pensée. La confrontation oblige à penser différemment, à envisager toutes les possibilités pour sortir d'une situation dans lequel on se sent enfermé.


Dans mes séances d'hypnose je pratique aussi la confrontation avec les clients.

J’amène la personne que j'accompagne à se regarder en face, à gommer les jugements superflus, à être lucide sur la personne qu'elle est là, ici et maintenant.

C'est à partir de cette confrontation que nous allons pouvoir élaborer un périmètre de changement, un périmètre de travail, un périmètre d'effort.


Alors oui une séance d'hypnose avec moi n'est pas lisse !

Il y a des montées émotionnelles, des prises de conscience, des remises à niveau et parfois du recadrage.

À aucun moment dans la confrontation, je ne souhaite obtenir le pouvoir ou avoir raison.

Je ne vais pas chercher à m’opposer à un avis ou une opinion, ce n'est pas le but recherché.

Se confronter en hypnose, ce n'est pas imposer à l'autre sa vision des choses, ni même s'imposer à soi-même une propre vision.

Se confronter en hypnose, c'est s'alimenter de la vision de l'autre ou des différentes visions de soi-même pour reconstruire un nouveau chemin plus satisfaisant.


Se confronter n'est pas une chose toujours agréable.

Se confronter, c’est aussi une prise de risque. C'est envisager de faire bouger ses bases, ses croyances, pour faire évoluer son savoir.

Se confronter, c'est envisager de changer de voie, d'abandonner le projet de départ pour le modifier, l'adapter, le rendre plus viable, ou tout simplement plus en phase avec qui l'on est vraiment et ce que l’on désire.

Se confronter, c'est aussi mettre en regard l'autre, pour savoir quelle part d'importance on accorde à la vision de l'autre, aux avis, aux jugements, aux opinions.

Il est donc important de pouvoir réfléchir à la question : « comment nos propres motivations et nos propres chemins de vie sont-ils influencés par le regard de l'autre, de la société, des attentes de l'autre, des attentes du groupe ? ». Ainsi, il sera temps de définir si ces motivations sont toujours en phase avec nos propres attentes.


L’hypnose de confrontation commence par un état de remise au calme, un état de silence. Un état ou le client et le thérapeute s'accordent pour se mettre en phase l'un et l'autre pour se synchroniser.

Ce n'est pas avec le thérapeute que le client va se confronter, c'est avec lui-même.

Le thérapeute devient alors un simple et unique miroir de la pensée de la personne qui l'accompagne.


Lorsque je suis en séance, je renvoie systématiquement les mots, les intonations, les comportements et les mimiques du client que j'accompagne.

Quand un client accompagné me dit « Je fais de la m*** ! », je vais lui demander de me décrire son état d’esprit mais au sens littéral du terme employé.

Je peux alors lui demander de décrire cette « m*** », de m'en parler, de me détailler sa forme, sa couleur, son odeur, etc.

Je ne vais pas chercher à transformer la première chose qui m'a été donnée ni même de trouver un second sens au mot. Non, nous allons prendre le mot pour le mot.

La personne se rend ainsi vite compte que ce n'est pas ce qu'elle voulait dire, que ce n'est pas le vrai jugement qu'elle pose sur elle, et que lorsqu'elle se confronte à ce mot, cela ne la qualifie pas. Aussi, elle va réajuster sa proposition première en soumettant une autre version d'elle-même, une autre version de sa production, comme « Je produis des choses qui ne me satisfont pas ». Et là, ce n'est déjà plus pareil !


C’est ainsi que dans l'état d'hypnose nous pouvons alors travailler au plus profond des croyances, et que nous pouvons nous confronter à nos propres désirs.

Ne craignez pas la confrontation.

La confrontation va vous forger le caractère, vous aider à affirmer votre personnalité pour vous faire évoluer.

J'ai beaucoup de mal à affirmer que mes séances sont empreintes de bienveillance, car je suis d’abord convaincu qu'elles sont surtout marquées d'humilité, de respect de l'autre, d'acceptation de sa personnalité profonde.


Je ne suis pas persuadé que la bienveillance soit forcément le meilleur outil du thérapeute. L'outil du thérapeute est avant tout la neutralité. La neutralité permet la prise en considération de l'intérêt de la problématique de l'autre en prenant une disponibilité totale pour l'autre.

Je reviendrai prochainement dans un post où je développerai davantage ce qui est pour moi la bienveillance du thérapeute.


À bientôt !



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